Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 12:36

Djibouti, comme Zanzibar un nom au parfum exotique, un nom qui veut dire Afrique.. Somalie,  pirates, bateaux rançonnés, des soldats étrangers sur un bout de terre de la corne de l’Afrique de l’Est … les légionnaires … la sécheresse, la famine aussi .. C’était ma destination.. la voie nasillarde du commandant de bord au microphone me tira de mes pensées, « Nous commençons la descente vers l’aéroport de Djibouti ». Enfin !! Le voyage s’était passé sans encombres avec une escale par Istanbul, avant de repartir vers Addis Ababa pour ma destination finale.. Djibouti.

L’hôtesse avec un grand sourire et un regard qui s’attardait vint me demander gentiment de redresser mon siège et d’attacher ma ceinture. J’étais le seul passager en Business Class et j’avais eu durant le trajet, droit à une attention particulière d’Ismahan. Elle portait ce prénom avec beaucoup d’élégance, Tailleur vert d’Ethiopian, le teint cuivré, les cheveux portés haut sur la tête ne cachaient rien d’une crinière d’un noir brillant. Les yeux en amande, verts, avaient quelque chose d’innocents et de suggestifs en même temps, sa bouche à la lèvre inférieure charnue comme un quartier d’orange, cachait des dents alignées d’une blancheur immaculée. Ce visage de madonne reposait sur un cou fin et gracile, elle était grande de taille, un corps en amphore, des mollets aux attaches tellement fines que j’avais l’impression qu’ils allaient la lacher. Elle était vraiment parfaite.

On avait engagé la conversation, moi unique passager et elle un peu désœuvré mais contente de ne pas avoir un passager enquiquinant. Elle m’avait expliqué que sa mère médecin, éthiopienne, avait rencontré un médecin américain en Ouganda dans un camp de réfugiés, d’où ce teint de métisse qui lui donnait un bronzage naturel, ces yeux verts. Ils avaient vécu 18 mois ensemble, mais qu’il était reparti. Elle ne connaissait pas son père. C’était le genre de confidences, petites histoires que les gens échangeaient durant un vol, leur expérience personnelle, leur parcours, ce qu’ils faisaient, où ils allaient, des choses parfois très intimes, comme s’ils savaient que tout ce qui était confié dans l’avion mourrait à la descente de l’avion. Ismahan, assise sur son siège, me souriait. Elle était vraiment très belle.

Je me rappelle, ma première mission où j’ai transité par Nairobi, la première fois que l’Afrique venait à moi, je regardais comme un enfant le nom de destinations que je n’avais lu que dans les livres, Kilimandjaro, Kigali, Dar Essalam, Antananarivo, Kinshasa…Zanzibar, pour ne citer que celles là. La voix nasillarde repris dans le microphone « atterrissage immédiat ». L’avion se coucha sur son aile gauche pour un virage à 90° puis s’aligna avec l’unique piste d’atterrissage et se posa doucement sans accoups. Les passagers applaudirent le pilote, comme s’ils appréhendaient au fond d’eux mêmes que cela puisse se passer mal. Personne n’y pense au décollage.

Ismahan, me souhaita un agréable séjour avec toujours ce grand sourire magnifique. Je lui demandais ce qu’elle pensait du Sheraton, elle me répondit que l’équipage y descendait. Il était 11h20 du matin.

Sorti de l'avion, je fus immédiatemment assailli par la lumière aveuglante du soleil djiboutien, la chaleur était suffocante, l'odeur sur le tarmac faisait penser à un repassage à ciel ouvert avec cette odeur si caractéristique du fer à repasser. J'eu envie de rentrer dans l'avion et d'y rester. Welcome to Djibouti disait la pancarte en face de moi. Encore 100 mètres à parcourir jusqu'à l'entrée de l'arrivée sous ce soleil de plomb, ma chemise se colla instantanément dans mon dos, il faisait au moins 45 degrés.


 

Par mymood by SK
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 23:36

J’ai perdu mon rire, j’ai perdu mes illusions, j’ai perdu mes relations, j’ai perdu la joie de vivre, j’ai perdu mes rêves … quand j’ai perdu confiance…je suis en train de plagier Marc Lavoine, avec les paroles de sa chanson, l’entendre c’est comme si je me parlais de ma tristesse, si je parlais de mon chagrin et dire, de crier mon désarroi sans en avoir vraiment l’air et sans verser une larme…Moi aussi, au détour d’un jour, j’ai perdu mon enfance, j’ai perdu mon chemin, j’ai perdu tous mes repères, j’ai perdu mon identité, j’ai perdu la mémoire, j’ai perdu le sourire, j’ai perdu l’amour, j’ai perdu mon insouciance, j’ai perdu mes souvenirs, j’ai perdu la conscience, et puis j’ai perdu le sens de l’humour, j’ai perdu d’avance, j’ai perdu la guerre, j’ai perdu au poker, puis j’ai perdu confiance, j’ai perdu mes clés et mes papiers, j’ai perdu la sécurité, j’ai perdu mon adresse et j’ai perdu mon âme, j’ai perdu la raison, j’ai perdu ma maison , j’ai perdu à tort ou à raison et puis un matin d’été , je t’ai perdu, le jour où tu es partie, j’ai perdu à la loterie, il me reste la vie…mais écouter et regarder la version originale de Marc Lavoine Reviens mon amour

Par mymood by SK
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 17:24

Sous ses airs fragiles, ma sultane alezane,

Silhouette gracile, yeux couleurs filigrane

Chevelure amarile et bouche tzigane

Ni sein d'ébène, ni front vermeil

Elle n'est point blanche ni cuivrée

Il semble qu’elle ait été dorée

aux caresses des soleils troubadours.

Rageuse, mystérieuse et impétueuse

Elle est telle une tigresse fougueuse

Rugissante d’amour …

Ma belle Sultane ténébreuse

 

Par mymood by SK - Publié dans : Poêmes
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 18:55

Pour faire dans la story-reality, c’est à la mode (et aussi parce que je suis en panne d’inspi … ), voici la minute femme du jour.

Mes Femmes apprécieront (j’espère …)

La scène se passe face avec Fantasme. Elle regarde un épisode de Dr House en repensant au film qu’elle a vu hier soir (Jane, qui ferait battre le cœur d'une pierre si les pierres pouvaient avoir un système cardiaque) et en se disant que les British ils sont forts quand même. Je veux dire par là qu'une île qui produit un écrivain comme Jane Austen,  un comédien comme Hugh Laurie, des sablés (shortbread pour les english) peut être fière de s'appeler Albion et d'être perfide. On s'en fout puisqu'on mange les shortbread en lisant Jane Austen et en se disant qu'Hugh Laurie aurait fait un super Darcy (non ?).
Bref, comme dit Fantasme ...
Son chat était sur ses genoux. Il ronronnait à plein régime, le minou.
Dans l'état d'esprit où elle était (molle, chaude, larmoyante mentalement à l'idée que Jane et Tom ce n'était pas possible, énamourée de Hugh Laurie et prête à tout pour manger un shortbread), en l'entendant appuyer sur l'accélérateur pour ronronner un peu plus fort, prise d'un mouvement incontrôlable et peut être un peu violent, elle s’est penchée et a serré sur son cœur gros son chat.
Elle a dû serrer trop fort, parce qu'il a arrêté son moteur pour laisser échapper un "COUIC" très à propos.
Moi, ça m'a fait bien rire, mais visiblement, quand un chat fait "Couic", c'est qu'il n'est pas heureux. Résultat, maintenant, elle est toute seule et il est allé dormir sur la valise de sa copine Cat.
"Couic" le chat !

Par mymood by SK
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 18:44

Je ne dirai pas que je suis d’une grande force physique, je ne dirai pas aussi que je suis une petite nature, je déteste la douleur. Mais une empathie développée. J'aime regarder, écouter les situations et le quotidien, observer les gens. Et bien souvent, en quelques regards et mouvements, je peux lire la personne en très peu de temps. Mon regard les transperce pour engloutir leur âme, leurs pensées, leurs sentiments. J'ingurgite sans forcément renvoyer. J'apprends leurs vies en discutant en peu plus, en écoutant surtout ce qu'ils ne disent pas, ne veulent pas dire, volontairement ou inconsciemment.

Peut-être ai-je un don, peut-être tout simplement la vie m'a-t-elle appris à comprendre les gens pour mieux vivre moi-même. Peu importe la personne, je veux en savoir plus. Je veux savoir ce qui se cache derrière les carapaces, aussi fines soient-elles. Les comédiens et les menteurs se trahissent bien rapidement. Les plus prolixes se perdent dans leurs propres paroles. Les plus pensifs se décryptent par à-coups, plus lentement.

J'aurais pu être psychologue, mais les analyser et comprendre n'aide pas forcément les autres. J'aurais pu être flic, mais je suis trop anarchiste. J'utilise cette capacité pour voir la société, pour voir les gens. Je rejette ce trop-plein d'émotions, de ressentiments, en écrivant.

Parfois, souvent même j’ai le syndrôme de la page blanche. Envie d’écrire et d’être lu. Cependant, rien ne coule sous mes doigts, mon clavier et mon cerveau n'arrivent à se synchroniser. Ma cerveau perdu dans un labyrinthe de réflexions et de pensées. Mon doigt et mon écriture engourdis par des heures passés devant mon écran.

J’aimerai écrire… mais toujours rien.

La page se remplit, pour finalement ne rien dire, sinon que je la noircit pour raconter ce vide. Parler pour ne rien dire, serait-ce cela ? Ferais-je la démonstration qu'il suffit d'écrire sur son manque d'inspiration pour combler la virginité d'une page immaculée ?  
Par mymood by SK
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